J’ai fait un rapide sondage, le résultat est sans appel, certain.e.s veulent du cul trash. Mais qu’est-ce que le cul trash ? Quand sortons-nous de l’érotisme ? Est-ce une histoire de vocabulaire ? Est-ce une affaire d’angle de vue, de crudité dans les actions décrites ? D’autres voulaient du romantisme.

J’aimerais satisfaire tout le monde, j’ai ce défaut de vouloir plaire et faire plaisir. Je forme un projet d’une histoire à tiroir. Je commence aujourd’hui à écrire, nous verrons bien où cela nous mène.

Dans les textes publiés ici, dans certains cas les personnages ont des relations sexuelles non protégées. On pourrait penser que je me le permets, car oui, c’est moi qui décide, pas eux… je crois. On pourrait penser donc qu’ils ne se protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST), car nous sommes dans le registre du fantasme. Ce n’est pas le cas. Mes personnages sont des adultes responsables. Ils assument leur sexualité, ils la vivent pleinement, de manière éclairée. Mes personnages font des dépistages fréquents et s’assurent que leurs partenaires en font aussi.

J’arrête là avant de devenir sentencieuse.

Je vous propose quelques liens qui approfondissent le sujet.

Questions fréquentes sur les IST

Où et comment de se faire dépister

 

elle hughes sFU3 fwZ6nQ unsplash 


J’ai reçu une photo envoyée par un homme, 
Non pas une dickpic, cet homme en fait pas ça. 
Non, il ne fait pas ça, enfin, pas avec moi.

Ses cheveux frissonnants, chiffonnés par le vent
Une crinière, un peu de sel, reflets argent
Un peu de cernes, des yeux cajous épinglent mon âme

Une moustache, a-t-il un bouc ? Ça lui irait.
Et une bouche, juste rosée, lèvres serrées
Et une écharpe, bien enroulée, lui mange le cou.

J’ai reçu une photo envoyée par cet homme
J’ai vu cette photo et je me suis enfuie
Puis je suis revenue. Une seconde photo…

Ah, il sourit. Et ce sourire, comme une promesse
Des yeux qui brillent, des yeux complices qui me caressent
Il a un bouc sous cette écharpe, j’en suis certaine

Et cette bouche, ah cette bouche, ma perdition
Une lèvre pulpeuse, l’autre un peu moins, toutes deux unies
En un sourire des plus charmants, des plus tentants.

Une seconde photo et mon monde s’écroule
Je ne sais qui que quoi, je suis perdue, je crois
Ce n’est qu’une photo ? Non c’est bien plus que ça.

Pourquoi ne pas rester dans cet anonymat
Qui permet bien des choses affranchies des diktats ?
Avec cette photo, il s’incarne devant moi.

Il entre dans ma vie comme nul autre avant lui
Avec ces deux photos, je ne peux ignorer
Qu’il est grand temps pour moi d’avoir peur pour mon âme.

 

 Divagations