J’ai compris, mon amour, certains mots sont de trop
Ceux qui parlent de mes peurs, de mes doutes viscéraux
Je dois les partager, pour qu’ils quittent mon âme
Ils te font peur amour, oui j’ai compris le drame.

 

Mes mots transpercent ton âme et ils te font douter
Ils s’insinuent en toi et ils te font saigner.
Mais comment dire sans dire, et comment m’exprimer ?
Comment dire sans salir, comment te protéger ?

 

Mon cher et tendre amour, tu as peur de mes mots
Mais pour ma guérison, je dois dire tous mes maux.
Dire les mots du passé, ces mots qui nous font peur,
Des échos qui résonnent tellement qu’ils serrent le cœur.

 

Avec mes mots, amour, je ne veux te blesser,
Certains sont écorchés, certains sont acérés.
Ne les lis pas, amour, ils ne sont pas pour toi,
Je te dirais quoi lire, mais ne lis pas ceux-là.

 

Les mots qui parlent d’amour, ces mots-là sont pour toi.
Ceux qui parlent de désir, ces mots-là qui sont à toi.
Et dans ces mots, je t’aime, je parle de mon besoin
Je parle d’abandon, et je ne doute point.

 

Dans ces mots-là, amour, j’écris ce que je vis
Je raconte le bonheur, je parle d’aujourd’hui
Et je parle de l’envie, que toujours tu sois là
Que toujours tu m’enlaces, que je sois dans tes bras.

 

Ne retiens que ces mots, ceux qui crient mon amour.
Ceux qui parlent d’espoir, qui disent ma certitude
Car je t’aime, j’en suis sûre, je n’ai pas d’inquiétude
Je te veux, c’est certain, maintenant et toujours.

 

Ne retiens que ces mots, souviens-toi que je t’aime
Que je suis si heureuse que j’en fais des poèmes.

 

 

Photo by Ian Keefe on Unsplash


Viens et partons ensemble, prends ma main dans la nuit
Je t’invite au voyage, viens et écoute-moi
Je te raconterai la citadelle d’Amman
La salat qui résonne sur les sept collines
Appel à la prière, invitation mystique.
Je te raconterai, sur un toit de poussière
Fumer le narguilé, un plat de fruits offerts
Le soleil qui se couche sur les collines d’Amman
Une dernière caresse, un instant de paresse.
Prends ma main et suis-moi, viens dans le Wadi Rum
Grimpons sur la montagne, viens, le soleil se lève
Les dromadaires attendent, viens, courrons sur la dune.
Viens, prends ma main, suis-moi dans la maison de chèvre
La tente du Bédouin nous attend, nous accueille
Le zarb sort du sable, viens, mange, régale-toi
Empruntons au Bédouin sa coiffe protectrice
Descendons à Pétra chez les Nabatéens
Un trésor nous attend dans son écrin de grès.
Il fait chaud dans le Sîq, prends un jus de grenades.
Je partage avec toi quelques éclats rires,
Des yeux cernés de khôl et beaucoup de sourires,
Au travers mes mots si dérisoires parfois,
Je te parle d'un pays sur la rive du Jourdain
Et oui finalement, ce fut un long discours
Il est pour un royaume qui a su me séduire.
Le Royaume hachémite de Jordanie t'appelle.
Prends ma main et suis-moi.
 الأرد

 

 


Je chéris cette douceur
Après tant de douleur
Je chéris ton amour
Je chéris ton retour
Tant j’avais faim de toi
Et de tes mains sur moi
Vibrons à l’unisson
Aimons avec passion

 

Photo by Rachael Smith on Unsplash