Viens et partons ensemble, prends ma main dans la nuit
Je t’invite au voyage, viens et écoute-moi
Je te raconterai la citadelle d’Amman
La salat qui résonne sur les sept collines
Appel à la prière, invitation mystique.
Je te raconterai, sur un toit de poussière
Fumer le narguilé, un plat de fruits offerts
Le soleil qui se couche sur les collines d’Amman
Une dernière caresse, un instant de paresse.
Prends ma main et suis-moi, viens dans le Wadi Rum
Grimpons sur la montagne, viens, le soleil se lève
Les dromadaires attendent, viens, courrons sur la dune.
Viens, prends ma main, suis-moi dans la maison de chèvre
La tente du Bédouin nous attend, nous accueille
Le zarb sort du sable, viens, mange, régale-toi
Empruntons au Bédouin sa coiffe protectrice
Descendons à Pétra chez les Nabatéens
Un trésor nous attend dans son écrin de grès.
Il fait chaud dans le Sîq, prends un jus de grenades.
Je partage avec toi quelques éclats rires,
Des yeux cernés de khôl et beaucoup de sourires,
Au travers mes mots si dérisoires parfois,
Je te parle d'un pays sur la rive du Jourdain
Et oui finalement, ce fut un long discours
Il est pour un royaume qui a su me séduire.
Le Royaume hachémite de Jordanie t'appelle.
Prends ma main et suis-moi.
 الأرد

 

 


Je chéris cette douceur
Après tant de douleur
Je chéris ton amour
Je chéris ton retour
Tant j’avais faim de toi
Et de tes mains sur moi
Vibrons à l’unisson
Aimons avec passion

 

Photo by Rachael Smith on Unsplash

Et mes mots coulent encore en larmes épaisses et grasses.

Ils maculent la page, se répandent de mon cœur.

Si l’amer est un goût qui s’apprend, s’apprécie,

Alors tu aimeras ce qui s’épanche de moi.

La bile, l’espoir déçu d’un amour éperdu.

Ce rendez-vous manqué à la fin de l’été.

Mes mots coulent ce soir et je me noie dedans.

Pour ne pas voir tes yeux, pour ne pas voir tes lèvres,

Ne pas sentir ton corps blotti contre le mien.

Oui, mes mots coulent encore et mon cœur avec eux.