Aujourd’hui, c’est lundi. Et le lundi, j’écris.

Une fois cela établi, force est de constater que ce matin, mmm, rien ne vient.

Donc pour me dégourdir un peu les doigts, je vais vous raconter une rencontre insolite qui s’est passé la semaine dernière.

La semaine dernière, je le reconnais, mon envie de me rendre sur mon lieu de travail était inversement proportionnelle à mon envie de faire autre chose, tout autre chose. Ça arrive parfois, rien de grave. Mais la conséquence directe est que je prends plus de temps le matin pour me préparer et fatalement, je me retrouve dans les embouteillages. Ah, les embouteillages… J’ai fini par les apprécier, car c’est un moment où je laisse aller mon imagination. Un moment où je joue avec des idées, avec mes personnages. Et souvent, je m’amuse à regarder dans les voitures et à imaginer la vie de celles et ceux qui avancent au pas. Désunis dans notre recherche commune.

Mais venons-en au fait. Un matin donc, je regarde dans l’habitacle de la voiture qui me précède. Il s’agit a priori d’un homme, je vois son reflet vague dans le rétroviseur. Oui, c’est un homme, un jeune homme. Du rétroviseur, mon regard continue et se pose sur l’écran du téléphone qui est fixé au pare-brise.

Tiens, il regarde un film. Et, moi de penser immédiatement au danger que cela pourrait représenter et au risque de verbalisation encouru. Ah, mais… Mon cerveau analyse enfin les images diffusées.

Oh !

Incrédule, je fixe l’écran.

La file avance un peu, je me reconcentre sur la conduite. On s’arrête. Je ne peux m’empêcher de regarder à nouveau.

Si, c’est bien ça, le conducteur devant moi regarde un film pornographique. Dans sa voiture. En conduisant.

Je reconnais que j’ai été surprise. Sur la route, ce matin-là, je ne m’attendais pas à être témoin involontaire d’un moment d’autoamour. Car oui, il n’avait qu’une main sur le volant.

 

J’ai fait rimer ce lundi avec « nostalgie ».

 
Pour te dire que je t'aime, rien à faire, je flanche:
J'ai du cœur mais pas d'estomac
C'est pourquoi je prends ma revanche
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
 
 
 
Paroliers : Claude Nougaro / Michel Legrand
Paroles de Le Cinéma © Les Editions Du Chiffre Neuf

Allez hop hop hop, je me motive pour corriger et publier les autres parties de la nouvelle Les Poulpes !

L'objectif étant que ce soit en ligne pour la fin de semaine. A suivre...

En parallèle, j'ai commencé à écrire une nouvelle romantique. Du moins, je pense qu'elle le sera. il est fort possible que mes personnages m'échappent laughing.

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