Se promener le long du Touch en ce lundi matin

Écouter et entendre, le bruit de mes pas sur le chemin

Et les oiseaux qui s’interpellent d’arbre en arbre

Le croassement des corbeaux

Le roucoulement des ramiers

Le pépiement des moineaux

Et bien d’autres oiseaux que je ne connais pas

Tous unis ce matin dans une symphonie

Écouter encore, le bruit de la rivière

Le Touch s’écoule doucement ponctué par instant d’un discret clapotis.

Regarder, tous ces verts,

Mille nuances déployées pour une même couleur

Ces verts pleins de promesses s’enlacent et chantent l’espoir

Inspirer et sentir,

L’odeur du sous-bois douce et lourde à la fois.

Et ces timides fleurs, à peine ouvertes, qui s’offrent à qui voudra

 

Croiser ses congénères

Échanger un bonjour et un sourire complice

Rencontrer une bonne femme qui promène ses chiens

S’arrêter un instant, plaisanter, repartir.

 « Au revoir, madame », « bonne journée, madame »

Se rapprocher du lac,

L’odeur de l’herbe coupée embaume l’air ce matin

Inspirer à pleins poumons, soupirer et sourire

Mais les jambes fatiguent et les mains sont gelées,

Il est temps de rentrer.

S’arrête pourtant une dernière fois,

Et regarder le Touch, l’écouter, le sentir

Écouter les oiseaux, regarder le feuillage

Être en paix, simplement, présente dans cet instant.

 

Si vous vous promenez près du Touch parfois

Si vous croisez une femme au sourire béat

Si elle se met soudain à rire aux éclats

Ne vous inquiétez pas elle n’est pas dangereuse

Si vous lui demandez pourquoi elle rit comme ça

Je pense qu’elle répondra : « parce que je suis heureuse »