Dans la chambre, après un moment de gêne relative, teinté d’excitation. À nouveau, Marc se pose en maître de cérémonie.
Je le sens fébrile pourtant. Je l’avais imaginé, plus tranquille, détaché presque.
Nous restons debout à nous observer.
Marc essaie de nous rassurer Camille et moi : on peut arrêter quand on veut, on n’a rien à craindre…
Pendant qu’il parle, sa devise me revient « Oser, c’est vivre ».
Alors, j’ose.
Je m’approche de Camille, je lui caresse le visage. Il me regarde fixement, comme hypnotisé.
J’hésite.
Oser c’est vivre.
Je pose un baiser sur sa bouche. Un baiser léger comme une plume.
Une question.
Il répond.
Une main sur mon épaule, celle de Marc, une tête dans mon cou, une bouche, une langue.
Camille et moi sommes toujours en pleine discussion. Je devine, plus que je ne vois, Marc qui passe au cou de Camille, qui prend son odeur.
Et Camille et moi discutons toujours, nous nous goûtons, gloutons.
J’en oublierai presque Marc qui passe d’un cou à l’autre, d’une odeur à l’autre.
Je voudrais l’embrasser aussi, mais comment quitter Camille ?
Pourquoi quitter Camille ?