C’est un après-midi de juin. Je suis à la table d’un café parisien, près d’une gare, la gare par laquelle Camille allait arriver.
Je ne suis pas en terrasse, non, je suis au fond de la salle, car je veux les voir arriver. C’est bête, non ? Je n’avais pas envie que l’un d’entre eux passe dans mon dos et me voie avant.
Et, oui, je suis en avance, anxieuse, moi ? Non, pas du tout.
Je bois un café serré et pour faire passer le temps, je sors mon carnet et commence à prendre des notes.
J’entends mon prénom, « Tina ? »
Je relève la tête brutalement. Et moi qui voulais les voir arriver…
J’hésite avant de répondre un oui timide. Il se présente, c’est Marc. Et non, je ne l’ai jamais vu avant…
Je me lève, une bise. Il prend place à mes côtés et…
Et rien, je suis intimidée. Les mots me viennent facilement à l’écrit, mais j’ai du mal à « faire la conversation ».
Marc s’en rend compte et prend les choses en main (ah). Il n’a pas beaucoup à faire, Camille est arrivé, en même temps que le serveur.
Deux autres cafés, merci.
Bises, mains serrées, nous revoilà assis.
Camille semble être aussi gêné que moi. Marc est là. Il s’assure que nous sommes toujours d’accord pour réaliser ce que nous avions imaginé par écrit.
Nous le sommes. Il ne nous reste plus qu’à y aller.
Marc tient à payer les consommations, car nous étions dans Sa ville. Oui, il l’a dit comme cela, Sa ville.
Nous nous levons et nous prenons la direction de l’hôtel où j’ai réservé la nuit.
Sur le court trajet, la conversation est déjà plus détendue, plus fluide.
Est-ce que je profite du court trajet pour reluquer les fesses de Camille ? Oui, il a mis son jean qui lui fait un beau cul. J’étais obligée de regarder…